- Nouveau
Printemps bleu. Couleur de l'espoir ? Taiyo Matsumoto nous entraîne une fois de plus sur les pentes glissantes de ses introspections. Il livre ses pensées, brutes, féeriques ; mais des fées de béton, de bitume et de désespoir. Des fées qui toujours génèrent de l'espoir. Toujours ? Rien n'est jamais moins sûr. L'ennui, la chute, la rédemption ou la défaite. Les questions sans fin et les réponses sans espoir se suivent, se dépassent et se recroisent au gré de sept nouvelles ancrées à corps perdu dans une réalité de banlieue qui n'est glauque que parce qu'elle est réaliste. Jeux avec la mort, mort pour le sport, discussions sans fin qui n'ont pas débuté et autres cadeaux venus du ciel, d'un immeuble voisin, d'un yakuza amical. Autant de tranches de vie qui plongent plus profondément encore dans le doute, dans la tourmente, dans les hésitations, aux carrefours de choix, pour enfin percevoir la lumière ; parfois...
Printemps bleu comporte sept nouvelles. Chacune possède des protagonistes différents, jeunes garçons, adolescents, voyous... mais tous retranscrivent la même violence urbaine, les mêmes désillusions, et surtout le même mal être d'une société malade. Cette fascination pour l'étrangeté, la folie, sont de nouveau mélangées à la poésie morbide du maître Matsumoto.